La Charente-Maritime est désormais couverte en quasi-totalité par le Très haut débit. Lancé en 2018, le projet de raccordement départemental visait la couverture en fibre optique des 397 communes rurales et petites villes non desservies par les opérateurs privés. Aujourd’hui, avec un taux de couverture qui avoisine les 100 %, il est devenu une réalité pour l’ensemble des Charentais-Maritimes, même dans les secteurs les plus reculés.
Très attendu par les habitants, en particulier dans les secteurs les plus ruraux qui souffraient de débits très dégradés limitant la plupart des usages numériques, le projet de Très Haut Débit départemental a su répondre à une forte demande, renforçant également l’attractivité du territoire. Aujourd’hui, plus de 159 000 foyers ont déjà fait le choix de la fibre optique. Cela représente plus de 300 000 personnes qui ont désormais accès au Très Haut Débit internet, soit près d’un habitant sur deux.
Le choix d’un portage du projet via une Délégation de Service Public a permis de maîtriser les coûts pour les acteurs publics. En effet, la construction du réseau a représenté un investissement de près de 338 millions d’euros, financé à hauteur de 17 % par des fonds publics, et le reste via des fonds privés. Par ailleurs, ce projet a également été un levier pour l’emploi et la formation. Près de 500 personnes ont travaillé en continu sur le territoire pour construire le réseau.
Le déploiement d’un tel réseau en seulement quelques années a été un véritable défi technique et logistique, d’autant plus dans un contexte marqué par plusieurs crises comme la pénurie de matériel et la pandémie du Covid-19. Pour autant, l’objectif initial de 270 000 prises à couvrir a été atteint mi-2023, et les déploiements se sont poursuivis jusqu’à fin 2024.
Actuellement, une étude est en cours pour identifier et traiter les vulnérabilités du réseau. Parallèlement, l’État et Orange ont décidé du décommissionnement du réseau cuivre pour l’ADSL et la téléphonie fixe jusqu’en 2030. Pour quatre communes de Charente-Maritime, cet arrêt du cuivre est déjà effectif depuis le 31 janvier. Elles seront 19 en 2026, puis 102 en 2027.